Pat qui court toujours mais qui ne sait pas encore pourquoi...
Elle ferme les yeux un instant, puis trempe ses lèvres dans la crême blanche comme un nuage d'été,une gorgée brûlante de chocolat lui empli le corps d'une infinie douceur.Elle frissonne de plaisir. hors du temps,elle sirotte le délicieux breuvage jusqu'a la dernière goutte et comme un enfant,se lèche les lèvres pour n'en perdre un atome;
Déja, quatre heures sonnent au carillon de l'hôtel de ville et il est temps de partir. Au revoir ,Madame Louise, a la semaine prochaine, lui lance t'on.
C'est ça ! A la semaine prochaine réponds t'elle gentillement a la cantonnade.
Le retour est toujours plus lent que l'aller,Louise flane un peu, s'arrète devant la mercerie, devant la librairie, puis les boutiques se font rares et il faut bien rentrer. En chemin , elle rencontre Suzanne qui va a la pharmacie, toujours pour son mari, bien malade celui la. Louise a quelques mots de réconfort a lui donner.
Elle sort la clef de sa poche, tourne celle çi dans la serrure, puis lance comme a la coutumée " je suis de retour ,Fernand "
Elle se déshabille, puis se dirige vers le buffet en formica rouge de la cuisine; Elle ouvre la porte en haut a droite et entre la boite a sucre au décors Quimper et le bocal entamé de confiture de fraise , elle retrouve: SA TABLETTE DE CHOCOLAT. Par habitude, comme pour se rassurer.
Un carré le matin et un carré avant d'aller coucher. Pas plus ni moins tel un rituel immuable, et tous les jours que Dieu fait!
Suite et fin au prochain épisode
Pat.