A t'on jamais imaginé ce que peuvent penser les choses les banales de notre environnement ?
Si si , les choses pensent. Certes pas très fort, a leurs manières, mais elles pensent !
Elles parlent aussi où plûtot elles se parlent . Car qu'entendrions nous de leur langage ? Un simple gargouillis, des sons a peine audibles , le semblant d'une langue étrangère ?
Tenez par exemple la poignée de porte, objet le plus banal en soi, et bien elle pense et elle parle !
Bien sûr, il faut faire un petit effort d'attention afin de capter son verbiage et surtout ne pas avoir d'a priori .
La poignée de porte coté rue est amère se matin , en effet il a plu toute la nuit et la température n'est que de quelques degrés au dessus de zéro; C 'est bien ma veine se dit t'elle ,quel temps pourri ! On se gèle; Et dire que pendant ce temps, ma consoeur, vous savez, celle de l'intérieur, et bien elle est au chaud dans le couloir de la maison; Quelle injustice! Pourquoi moi je ne pourrais pas ,de temps en temps, profiter de la douce chaleur du foyer ?
Je fais pourtant preuve de résistance et de courage ,la nuit, toute seule dans cette grande ville les rues ne sont pas sûres. Bien entendu, personne ne s'en soucie.
Le jour, ce n'est pas mieux avec toutes ses voitures qui me passent sous le bec ; La pollution ! Voila ce qui me gène . J'en parlais avec la poignée de la porte d'en façe pas plus tard qu'hier . Elle, s'est plus le bruit qui la dérange; un véritable vacarme aux heures de pointe; On ne peux se parler. Enfin, se parler c'est vite dit !
Faut vous dire que la poignée de la porte d'en face, elle fait un peu de manières. Elle est sur une belle porte en chêne et ils l'ont doré a l'or fin . Parfois elle prends ses grands airs lorsque la femme de ménage l'a lustré a la peau de chamois . Moi, c'est plutôt a la peau de chameau qu'on me fait reluire.
Suite au prochain épisode
Pat